Simplication

des procédures, des formulaires, des objets et des concepts

les degrés de la tolérance

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La tolérance, aussi bien vertu que condescendance, est une notion floue aux origines multiples. La simplification propose de transformer une telle abstraction ambiguë en une définition exploitable (bon courage !).

 

La tolérance revient souvent en débat mais elle est bien compliquée à comprendre et son exercice en devient délicat.

La tolérance, une notion floue
La complexité qui s'y accroche résulte de ses différentes origines : le pharmacien et l'ingénieur en parlent, l'historien retient l'édit de Nantes, le sociologue la préconise pour le bien-vivre ensemble ; enfin les philosophes s'en emparent et y transportent les préoccupations de leurs époques : Voltaire, Spinoza, Locke ou Kant pour, respectivement, la liberté d'opinion, l'idée de république, la séparation église-état ou la défense de la pluralité.

Pour beaucoup la tolérance se pare de vertu mais d'autres se désolent de la condescendance qu'elle véhicule et craignent un "fait du prince" bien peu démocratique. Tout en effet n'est pas lisse : lâcheté pour Sade, cynisme pour le Clémenceau "... des maisons pour ça", égoïsme pour Comte-Sponville.
La complexité s'enrichit en outre de deux méchants nœuds de raisonnement : le premier est le paradoxe de Popper qui prédit l'anéantissement des tolérants supportant les intolérants et le second, le cercle vicieux consistant à limiter la tolérance à l'intolérable.


Voilà un tableau aux contours bien indécis et aux couleurs sombres. Tentons la simplification pour obtenir une définition plus concise et une représentation unifiée de ses évolutions !

Une définition simple et neutre. Le complément d'objet apporte un premier cadrage ; par exemple, la tolérance générale du berger nous est inconnue mais notoirement, le berger tolère mal la prédation du loup.
Déjà le moine Ockham, cher à la simplification par son célèbre rasoir, prônait le fait individuel. En fait, la tolérance est une émotion humaine en réaction à un écart. D'où la définition unique, neutre et utilisable du ressenti à la différence. On peut admettre cette différence voire la supporter et même à l'inverse la rechercher. Ainsi l'intelligence artificielle suscite intérêt prudent ou rejet violent.


Une évolution unifiée. À partir d'un point zéro, marqué par l'indifférence, le "ressenti", sur un axe horizontal, évolue par statistique ou notation. Vers le négatif,  la douleur apparaît, de gêne en opposition, réprobation et aversion. Inversement, quand le "ressenti" devient positif, il prend le sens d'acceptation avec pour degrés, curiosité, respect, indulgence, compromis et approbation. 
La "différence" varie, elle, sur un second axe verticalement ; alors dans ce repère (ah ! le bon temps du collège) le "ressenti de la différence" dessine une courbe. D'un premier côté, progressivement elle s'aplatit -au propre et au figuré- dans l'acceptation, tandis que, du second côté, (c'est là que se trouve, en fait, la tolérance) elle se développe puis chute brutalement à un seuil.

Au seuil de tolérance, les réactions des groupes sont bannissement, pénalités ou emprisonnement. Celles des individus sont colère, agression ou fuite tactique.  


Diminuons donc l'intensité de la confrontation (violents ou indignés professionnels, ne lisez pas !)

Moins souffrir. L'effort de tolérance est douloureux car le tolérant devrait être "prêt à souffrir pour des opinions qu'il désapprouve" (va doucement Schopenhauer !). D'autant que notre cerveau ne nous apaise pas, il a le biais de sur-détecter l'hostilité.
Préparations et habiletés faciliteront le débat. En voici trois d'entre elles, calquées sur les 3R : rejeter les pré-supposés, remplacer les mots par des gestes d'apaisement, regrouper ses arguments avec une reformulation de ceux du contradicteur.


Une généralisation à partir de l’exemple de la tolérance ? Toute idée complexe peut se décomposer en plusieurs éléments simples. Alors se dégage une voie plus aisée pour conduire une abstraction vers l'action. N'en dites rien à Edgar Morin !

 


 
Des utopies de la Renaissance créées en réaction aux tensions religieuses aux conceptions liées à un monde devenu global, faisons un tour d’horizon de cette notion en compagnie de sept penseurs (contribution de Gérard M.) 
Des utopies de la Renaissance créées en réaction aux tensions religieuses aux conceptions liées à un monde devenu global, faisons un tour d’horizon de cette notion en compagnie de sept penseurs (contribution de Gérard M.) 
Thomas More (1478-1535) - « Nul ne doit être inquiété pour sa religion » : telle est la règle dans cette terre d’Utopie imaginée en 1516. Non seulement la liberté de culte assure la paix, mais qui sait si Dieu lui-même n’inspire pas aux uns et aux autres des croyances différentes ? S’il s’avérait qu’une seule religion détenait la vérité, « le temps viendrait où, à l’aide de la douceur et de la raison, la vérité se dégagerait elle-même », espère cet humaniste.
John Milton (1608-1674) - « Tolérer, c’est aussi accepter la libre expression d’opinions sans être contraint de les adopter », clame le poète dans Aeropagitica ou De la liberté de la presse et de la censure (1644), discours prononcé en pleine guerre civile devant le Parlement anglais. En effet, « puisqu’il faut démêler l’erreur pour arriver à la vérité », la plus saine des méthodes reste d’« écouter et de lire toutes sortes de raisonnements et de traités ».
Baruch Spinoza (1632-1677) -   « Dans une libre république, chacun a toute latitude de penser et de s’exprimer », pose le Traité théologico-politique (1670). Mais dans les faits, les religions tournent souvent à la superstition : cédant à la crainte, les humains se réfugient dans « la volonté de Dieu, cet asile de l’ignorance ». Ils tiennent alors leurs croyances pour des vérités universelles, ne laissant plus de place à la liberté de jugement ni à la raison.
John Locke (1632-1704) - « Séparation de l’Église et de l’État », exige la Lettre sur la tolérance (1689). Non pas au motif d’un droit inaliénable de l’individu à croire ce qui lui chante, mais parce que la croyance ne dépend pas de la volonté : elle échappe donc à l’autorité politique. « Le soin des âmes ne saurait appartenir au magistrat civil », lequel doit sauvegarder les intérêts des citoyens : tant que les croyances n’y nuisent pas, chacun est libre.
Emmanuel Kant (1724-1804) -  « Il n’y a qu’une (vraie) religion » : impliquée par la morale, enseignée par la raison, elle est la même pour tous (La Religion dans les limites de la simple raison, 1793). « Mais il peut y avoir plusieurs espèces de croyance » (musulmane, juive, chrétienne…) : les tolérer, c’est respecter la liberté, donc faire usage de notre raison. Touchant à notre devoir d’humains, la véritable tolérance ne se confond jamais avec l’indifférence.
Karl Popper (1902-1994) -  « La tolérance illimitée doit mener à la disparition de la tolérance » : tolérez l’intolérance et la tolérance perdra tout sens (La Société ouverte et ses ennemis, 1945). Un paradoxe illustré par la République de Weimar, qui a toléré les nazis et conduit à la fin de l’État de droit. Dans Tolérance et Responsabilité (1981), Popper se réfère à Voltaire pour faire de la reconnaissance de son ignorance la condition de la tolérance.
Michael Walzer (1935-) - « Tolérer c’est accepter la présence de personnes dont on ne partage ni les croyances ni les pratiques », rappelle le philosophe américain dans son Traité sur la tolérance (1997). Or, « les groupes tolérés […] sont en fait, pour la plupart, intolérants ». En privant de pouvoir les autorités religieuses, la séparation de l’Église et de l’État doit permettre à ces groupes de « faire l’apprentissage de la tolérance ».     
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Les risques des précautions

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Les risques des précautions. Oh le bel oxymore !

 

Les précautions, censées nous protéger contre les risques, génèrent à leur tour, d'autres risques. Et quand elles nous exposent au danger dont on croyait justement se prémunir, c'est la boucle fatale, le boomerang qui frappe son expéditeur. 

En voici quelques exemples issus d'expériences courantes dans la santé, l'accident (assurance), la nature (écologie, climat), la finance, le social (violence, exclusion), la réduction intellectuelle (innovation, art, doute, anxiété) : 

Les multiples serrures fixées sur la porte justement la fragilisent Le voyage à vélo est rallenti par la surcharge des vêtements de rechange
La crainte de contamination isole Le mot de passe nécessite de s'en souvenir et de la changer
Le contrat trop détaillé augmente sa surveillance et les frais d'avocat L'invitation au repas s'alourdit d'une liste préalable d'ingrédients à éviter. 
Les protections nécessaires à une passerelle portent à un coût rédhibitoire Le développement de l'enfant est obéré par trop de protection
Jouer rouge et noir.. et c'est le casino qui gagne L'investissement sûr n'apporte que faible revenu
Les multiples serrures fixées sur la porte justement la fragilisent Les antibiotiques fragilisent la flore intestinale
Les bip bip de recul de la voiture ne font réagir qu'au bruit La formation pour changer une ampoule met le couloir dans le noir
Le coupe-feu est perte de bio diversité Le dérangement du démarchage a éteint le téléphone fixe
Le choc routier déploie un airbag mortel Le patou, protecteur du troupeau contre les loups, inquiète le randonneur
Les normes tuent l'esprit d'initiative Les quartiers chauds ne sont plus patrouillés
Le mot de passe nécessite de s'en souvenir et de la changer La nécessité de vendre rend l'artiste conformiste
L'identification des déchets contaminés en augmente la quantité La chaloupe d'évacuation risque de chavirer
Les sauvegardes ne sont pas vérifiées La répétition tue le french flair au rugby
Le ciel orageux nous fait rester à la maison La peur du microbe enferme
Ce qui est sûr manque de surprise Les précautions en amour le tue
Le petit tronçon d'autoroute limité en vitesse est accidentogène Le principe de précaution de la constitution est facteur de blocage

Les mythes nous en donnent aussi une illustration. Pour échapper à la prophétie annonçant qu’il tuerait ses parents, Oedipe est abandonné dès sa naissance ; mais devenu adulte, il les tue sans les reconnaître.

La science propose la loi de Lenz sur l'électricité : un changement de champ magnétique produit ce qui tend à le contrarier. 

Les risques eux-mêmes sont une appréciation de la probabilité perçue, phobique, faussement mathématique ou réelle. Notre constitution s'est enrichie du principe de précaution qui présente une grande capacité de blocage. 

 

Classé dans : théorie Mots clés : aucun

liberté en escalier

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DS

 Pour s'élever faut souvent un escalier
et pour descendre on peut aussi le prendre.

Belle Illusion de liberté !
Car à leurs deux extrémités,

ce sont désormais les marches qui nous guident ;
à toutes nos intentions elles président.
Le mouvement du balais se fait dans un sens
Et l'esprit de l'escalier vient quand on descend.

Cette précision vaut-elle
pour une bien plate échelle ?

 

 HJR

Pour s’élever, souvent, l’escalier est requis,
Et pour le redescendre, il suffit d’un même appui.
Belle illusion que ce mirage de montée,
Car en guise d'ascension, on cherche la liberté.
Ce sont les marches, hélas, qui mènent nos idées.
Elles guident nos pas, nos élans, nos fiertés.
Le balai ne s’agite que dans un unique sens,
Et l’esprit redescend quand on croit qu’il avance.

Le désir nous propulse, et pourtant nous retient.
Chaque pas que l’on fait nous échappe un matin.
Cette règle vaut-elle aux barreaux d’une échelle,
Où l’on monte en tremblant, l’âme moins solennelle ?

 

FM

« La sagesse, c’est de savoir descendre l’escalier que l’on a monté avec orgueil. »

 

 GC

le meilleur moment de l'amour c'est quand on monte l'escalier 

 

 

BMV

Aux extrémités d’un escalier, en haut comment bas, 

Par définition il n’y a plus de marches donc plus de guide 
 
Quant à l'esprit de l’escalier,
Perso j’y ai toujours vu d’y rester coincé, 
En montées et descentes qui toujours en fuient toute extrémité, haute ou basse qu’importe. 
 

JFR

Stairway to  heaven (Led Zeppling) 
 
 
TL

CONFESSIONS D’UN ESCALIER 

Bonjour, je me présente : je suis escalier, un simple escalier, mais un escalier en pleine crise existentielle, et croyez-moi, ce n'est pas simple d’être planté ainsi dans le décor.

Car contrairement à une porte qui est ouverte ou fermée, moi, je ne sais jamais si je monte ou descends. Cette ignorance est raide pour un escalier qui rêvait d'être un escalier d'honneur ; me voilà relégué au rang d'escalier de service.

Justement, à la dérobée, comme ça, au tournant de ma réflexion, je me demande si cette incertitude n'est pas due au fait que j’ai l'esprit dans l'escalier ? Ou pire encore, l'escalier dans la tête – vous savez, quand on pense de façon obsessionnelle.

Or, bien que solide de construction, cette indécision me rend instable. Mes fondations tremblent, je chancelle de haut en bas, tourne en rond comme dans une cage d'escalier, dévale une mauvaise pente. Ce non-sens me tourne les sens. 

Il faut dire aussi que mes colimaçons ne m'aident guère pour aller droit au but ; difficile dans ces conditions de tenir la rampe et de se sentir à niveau ! C’est la loi de l’emmarchement maximum.

En fait, pour fonctionner correctement, il faut qu'on me marche dessus. Sinon, je ne marche pas. Enfin, façon de parler ! Mais franchement, ce n'est pas une vie ! Oui, je m’avance, – là de nouveau façon de parler –, j'ai besoin qu'on me piétine pour exister ! Car mes marches ne marchent pas ; elles restent figées sur place, entre parquet et plafond.

De fait, être escalier, c'est bien beau, mais être un escalier sans pieds, c'est être un escalier pour rien, un escalier va-nu-pieds. Alors que l'ascenseur, grâce à ses boutons, lui, au moins – pour ne pas dire en plus –, a de l'élévation ! Moi ? C'est plutôt « Marche ou crève ! » Toutefois, si l'escalier mécanique facilite la vie, lui fait défaut cette âme qu'a l'escalier traditionnel.

Cela dit, tout bien considéré, je me réjouis que les humains montent ou descendent avec moi. Mais moi, suis-je montant ou descendant ? Si quelqu'un monte mes marches, est-ce que moi, je descends vers lui ? Et s'il me descend, est-ce pour autant qu'il me monte ? Et quand il m'emprunte, me rend-il… Véritable relativité architecturale !

Et si je n'étais « ni montant ni descendant », mais les deux à la fois ? Après tout, le chat de Schrödinger « était tout en n’était pas ». Ne suis-je pas pareil ? En effet, tant que personne ne me marche dessus, je suis simultanément dans tous les sens en même temps ! Tel un escalier à tous les étages !

Hors quantique, revenons à la réalité, je ne monte ni ne descends. Je relie le haut et le bas, l'effort et la récompense, le présent et l'avenir. Comme un pont vertical, un trait d'union de béton, un escalier de liaison... Je traverse les escaliers du temps, magnifique métaphore pour le passage des années. D'ailleurs, je vais tenter une passerelle supplémentaire vers la compréhension… Finalement, je suis peut-être tout simplement un escalier de secours pour ceux qui cherchent leur voie ! Je les vois souvent se croiser…

De fait, il y a entre vous et moi une complémentarité : les humains ont besoin de moi pour s'élever, moi, j'ai besoin d'eux pour ne pas m'abaisser. En fait, on fait la paire... la paire de pieds. Cela dit, je préfère quand ils grimpent, car quand ils descendent, ils me tournent le dos. C'est vexant de se faire piétiner sans même être regardé, alors même qu'ils regardent où ils mettent les pieds !

Autrement dit, si vous voulez me rendre service, marchez sur moi. Je ne veux pas être celui qu'on ne remarque que quand on trébuche, que quand on rate la marche. Alors, en avant, qui m'aime me suive et me piétine à l’envi ! Chacun faisant sa part d’effort.

Au bout du compte, je mène donc, sans aller nulle part, une vie d'escalier. Mais je reste optimiste : chaque jour, je vois du monde s'élever grâce à moi. Même immobile, je demeure dynamique d'esprit. Je ne bouge pas, mais je progresse avec les autres. Et j'ai appris qu'il faut accepter de dévaler l'escalier pour rebondir, ou zigzaguer comme un escalier de meunier pour échapper à la monotonie.

En somme, je suis discret ; je permets de monter ou de descendre, de changer d'état social ou de chemin, tout en restant dans l'ombre, si bien sûr, personne n'allume la lumière dans le hall.

Alors, si vous avez besoin d'un coup de pouce pour brûler les étapes et gravir quatre par quatre l'escalier de la réussite, prenez l'escalier : je suis là pour vous aider à monter à l'échelle sociale ou personnelle, là pour vous faire faire un pas de plus.

En un mot, je fais l'escalier, puisque cette expression signifie aider les amis à monter. Et savez-vous la raison pour laquelle j’en suis fier, c'est parce que l'escalier de la vie ne connaît pas le repos : chaque jour nous oblige à monter vers nos rêves ou à descendre vers nos racines."

 

JMP

C'est accordé bien peu de valeur à l'échelle et à ceux qui se donnent tant de mal à montrer cette échelle sociale même si pour y parvenir certains sont un peu plat. Maintenant va dire au meunier que l'échelle est plate ?
J'espère en réhaussant l'échelle que je n'aurais pas dévalé les marches. Pour ma défense je suis bien accroché au barreau de l'échelle ou de la rambarde. La chose se défend.

 

KB

Ton message soulève des réflexions profondes sur la nature des chemins
que nous empruntons, qu'ils soient ascendants ou descendants ou qu'ils
soient verticaux ou horizontaux. L'idée que la neutralité de l'escalier
peut être altérée par notre perception est intéressante. Cela soulève la
question de notre intention et de la manière dont elle influence notre
expérience.
Le parallèle avec l'échelle souligne également cette dualité. Chaque
outil, qu'il soit pour monter ou descendre, porte en lui des
connotations qui varient selon notre perspective.
En ajoutant l'idée chinoise selon laquelle le nettoyage d'un escalier
commence par le haut, paradoxalement, on comprend que pour améliorer
notre situation, il est essentiel de commencer par les fondations ou les
causes profondes. Cela rappelle que nos actions doivent être guidées par
une intention claire et consciente.
Merci pour cette réflexion stimulante ! Que penses tu de l'idée que
notre intention peut transformer notre expérience, indépendamment de la
neutralité apparente des moyens que nous utilisons ?

 

JMP

Etroit, robuste, difficile à emprunter ; l'important nest pas où il est mais où il va -même si l'un ne va pas sans l'autre-

 

IA

Pour s’élever, il faut monter,
Des marches, il faut s’approcher.
Pour descendre, même trajet,
L’illusion reste le secret.
L’escalier guide nos envies,
Préside à toutes nos folies.
Même l’échelle, plate ou droite,
Nous dicte encore la voie étroite

passé et prospective de la simplification

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On peut sourire en apprenant qu’une agence gouvernementale recommande la fréquence à laquelle laver son pantalon.
Mais il nous faut déplorer que des normes, souvent concurrentes, puissent paralyser l’action (mobilité/environnement, santé/liberté).

Face à certains blocages absurdes, un nouveau dispositif, intitulé France Simplification, cherche à réduire les frictions entre normes tout en renforçant le rôle local du préfet.

 

Pour mieux comprendre comment réduire les complications, deux questions préalables se posent  : 

  1. Que nous enseigne l’histoire et la gestion de l'administration dans les temps anciens ? 

  2. Quelle méthode pourrions-nous proposer pour simplifier efficacement demain ? 
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