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des procédures, des formulaires, des objets et des concepts

ONG

Rédigé par dir 14 commentaires

Les ONG œuvrent dans tous les domaines, notamment l'humanitaire et le social.

Elles ambitionnent de suppléer les états dans une vue planétaire.

Qu'en résulte t-il ? D'autant que "parler au nom des autres c'est déjà exercer un pouvoir sur eux" (Gayatri Chakravorty Spivak).

 

 

 

 

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14 commentaires

#1  - Didier a dit :

Pour répondre à cette question il convient sans doute de s’interroger sur le mode d’intervention des ONG.

Les ONG rassemblent des individus qui adhèrent à la cause défendue par ces organisations.
Les adhérents s’engagent auprès de ces ONG pour défendre les droits humains ( handicap international) l’environnement ( Greenpeace) les animaux (fondation Bardot) etc..
Les ONG agissent ainsi pour des causes et des valeurs que leurs « militants » placent en tête dans la hiérarchie personnelle de leur valeur et de leur morale.

Les ONG ainsi constituées peuvent alors entrer en conflit avec des entités qui n’ont pas la même logique, ainsi :

- Avec les États qui défendent leur souveraineté : 
Paul Watson, de l’ONG Sea Shepherd Conservation Society vouée à la protection des écosystèmes marins et de la biodiversité, a été emprisonné pour avoir sauvé des baleines et arrêté au Groenland en raison d’une demande d’extradition du Japon qui en tant qu’état souverain entend « protéger ses chalutiers » à défaut des baleines.

- Aves les entreprises qui défendent des intérêts économiques et industriels : 
En 2022 Shell a été condamné par un tribunal Néerlandais à verser 15 millions d’euros d’indemnités à des fermiers nigérians pour des fuites de pétrole ayant gravement pollué 3 villages dans le delta du Niger.
Des ONG dont Amnesty International ont appelé l’état Nigérian à empêcher Shell de vendre sa filiale onshore dans le delta du Niger à cause du coût environnemental de l’opération.

- Avec les cultures locales de certains pays : 
L’ONG Plan International dénonce l’excision comme une violation des droits des femmes et des enfants.
Cependant même dans les états où l’excision est interdite comme la Gambie depuis 2015, les mutilations sont justifiées au nom de la tradition et transmises de génération en génération.

Les dissonances semblent donc s’expliquer par le fait que les ONG agissent suivant leurs propres règles et morales.
Pour atteindre leurs objectifs certaines ONG font des actions chocs tel Greenpeace. En 2013 des militants lancent une action contre une plateforme de Gazprom dans l’antarctique. Les garde-côtes Russes interviennent et arrêtent les militants accusés de piraterie et confisquent leur bateau. Les militants seront détenus 2 mois puis amnistiés.

Ce sont donc ces différences de logiques, de méthodes, de morale entre les différentes entités qui expliquent ces accusations d’ingérence, de tapage des ONG.

Lorsque les ONG dénoncent et alertent il y a donc des dissonances avec les autres entités.
Ce rôle perturbateur des ONG permet d’obtenir des succès pour le bien commun dans leur secteur d’intervention (droit humain, animal, environnement..).

Certaines ONG ne font pas l’objet de reproches comme Médecins sans frontières qui est même appelé par les États en cas de catastrophes naturelles, conflits…

Il n’y a alors pas de dissonances mais plutôt des louanges. C’est néanmoins un autre débat.

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#2  - François a dit :

Où places tu la Fondation Bill Gate dans ce florilège des plus grandes ONG ?

Ses ressources sont les suivantes :

Nombre actuel d'employés de la fondation : 2 026
Montant total des subventions versées depuis sa création (jusqu'au quatrième trimestre 2023) : 77,6 milliards de dollars américains (2)
Total du soutien caritatif en 2023 : 7,7 milliards de dollars américains (3)
Total du soutien caritatif en 2022 : 7,0 milliards de dollars américains (3)
Total des dons de Bill Gates et Melinda French Gates à la fondation depuis sa création jusqu'en 2023 : 59,5 milliards de dollars américains
Total des dons de Warren Buffett à la fondation de 2006 à 2023 : 39,3 milliards de dollars américains
Dotation du Trust de la Fondation au 31 décembre 2023 : 75,2 milliards de dollars américains

https://www.gatesfoundation.org/fr-fr/about/foundation-fact-sheet


J'aime bien ce type !

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#3  - Claude RICHARD SERRE a dit :

Bonjour
Vous alignez des chiffres et affichez votre conviction "J aime bien ce type"...C est bien entendu votre droit...cependant il me semble que vous ne prenez en compte (au titre d une certaine "simplification" ???) que la partie visible de l iceberg, c est à dire celle des médias main stream...Il y a une vision beaucoup plus sombre de cette fondation qui risque de conduire Bill Gates en prison : c est le travail réel de cette fondation soit disant "caritative" qui a, par exemple conduit des expérimentations de vaccination sur des populations en Afrique, ayant entraîne des morts ou des handicaps sous couvert de mission humanitaire...et bien d autres choses encore révoltante que la justice, en particulier aux USA va mettre sur la place publique...Attendez vous à être surpris, voire écœuré...Wait and see...
SBDNY

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#4  - Gérard a dit :

Vaut-il mieux donner à un mendiant dans la rue ou à une ONG qui soigne la misère à l’autre bout du monde ? Tel est le genre de questions concrètes qui agitent le livre “Faire le bien, en mieux !”, du spécialiste d’éthique William MacAskill.

Un essai qui ébranlera sans doute vos convictions morales…

Les ONG ont apporté un souffle nouveau dans un système dans lequel l’État et les valeurs du marché se partageaient exclusivement les réponses aux questions économiques, écologiques, politiques et sociales des hommes. Elles ont globalement exercé des effets positifs dans plusieurs domaines comme le refus des inégalités, la protection de la nature, l’aide aux pays en développement ou le combat contre la faim. Cependant, les actions entreprises sont parfois discutables, elles ne sont pas toujours appréciées par tous les acteurs de la scène internationale et les dysfonctionnements des ONG ont tendance aujourd’hui à être mis en évidence. En outre, l’action des ONG n’est pas toujours efficace notamment lorsqu’elles s’opposent entre elles sur les objectifs à suivre. Enfin, la contestation des ONG est parfois récupérée par le capitalisme international ou, plus indirectement, par les actions des États. Des effets pervers apparaissent, soit par la mise en place d’ONG aux ordres du monde marchand ou des pouvoirs publics. Si l’on ajoute le prosélytisme religieux et les détournements d’idées à des fins politiques, l’action d’ensemble des ONG mérite d’être plus rigoureusement étudiée. Elles ne peuvent revendiquer le monopole de l’expression de l’opinion publique, elles ne peuvent pas non plus considérer qu’elles ont la légitimité de l’action, sans regard sur les soutiens des citoyens à des pouvoirs publics nationaux ou internationaux démocratiquement élus. Elles restent cependant des guetteurs de l’avenir

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#5  - Bernard a dit :

Je suis membre d’une ONG « Electriciens Sans Frontières » et j’ai été amené à participer à 3 missions au Laos.

Les missions d’ESF sont de 3 sortes :
1) Apporter de l’électricité dans des zones qui en sont dépourvues et « où les autres ne vont pas » dans les pays pauvres. Cette électricité étant toujours d’origine soit hydraulique, soit photovoltaïque.
2) Intervenir lors de catastrophes naturelles. Tremblement de terre, tsunamis, etc.
3) Apporter une expertise en appui d’autres ONG.
Je suis intervenu dans le 1er cas.

Qu’en retenir ?

Si on veut que l’opération réussisse, il est nécessaire de travailler avec les autorités. Sinon c’est une ingérence.

Le côté humain est très important. Dans les actions que nous menons, l’objectif est d’abord de former des individus, ensuite de réaliser avec eux, les installations avec du matériel que l’ONG amène ou achète sur place. A charge pour les personnes formées d’entretenir les installations et de les réparer le cas échéant. Il y a des villages où ça marche bien, car les individus formés sont sérieux, et d’autres où cela ne marche pas bien, car les individus formés ne s’y intéressent pas.

Le problème que l’on rencontre rapidement, c’est, une fois que l’on a aidé le collectif (école, dispensaire, etc..), et si on peut aider au niveau particulier, quelle personne doit-on aider en priorité ? On ne peut s’appuyer que sur les autorités locales, qui les désigneront. Et là tout est possible, cela peut être un nécessiteux ou un nanti bien placé !

Il y a toujours une recherche de profit de la part de certains bénéficiaires.

Anecdote : Lors de l’électrification d’un village, une vingtaine de familles (dont le chef de village, qui était aussi le commerçant) avait été électrifiée, avec un minimum (2 ampoules basse consommation et un chargeur de téléphone). Le chef qui avait compris le système avait acheté un poste TV, qui pour marcher avait besoin de la totalité de la puissance fournie. Quand il voulait, il coupait l’électricité à l’ensemble des autres bénéficiaires, faisait marcher sa TV, et autorisait les villageois à venir voir la TV ou faire du karaoké, moyennant finances.

Autre situation rencontrée.
En Afrique, ESF avait installé des installations photovoltaïques pour alimenter des classes, afin que les enfants puissent travailler le soir et donc en vue d’augmenter leur niveau d’instruction. Les installations ont été saccagées par des personnes qui ne voulaient pas que les enfants s’instruisent, surement par crainte de perdre leur autorité.

Réflexion plus générale sur l’action des ONG.

Les ONG vont sur place, apporter un mieux-être à des individus que ces ONG considèrent comme défavorisés par rapport au niveau de vie de leurs compatriotes.
Ce mieux-être peut être : des soins médicaux, de l’instruction, des besoins matériels, comme l’aide alimentaire, l’adduction l’eau (que fait aussi ESF), l’électricité ou l’assainissement.
Et c’est vraiment un plus pour les bénéficiaires des actions des ONG !

Cependant, je me pose une question :

Quel est le niveau de mieux-être qu’il faut que ces individus atteignent pour qu’ils restent sur place, et ne viennent pas migrer vers les pays d’où viennent ces ONG ?

Question parallèle et politique :

Jusqu’où peut-on aller dans l’aide financière aux ONG qui œuvrent pour aider les étrangers chez eux par rapport aux ONG (ou Associations) qui aident sur le sol français pour nos compatriotes défavorisés et aussi pour les migrants qui arrivent en France ?

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#6  - Armand a dit :

les ONG sont pour les unes ce qu’il y a de pire et pour les autres ce qu’il y a de meilleur.

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#7  - claude a dit :

Moins de réflexion philosophique, un peu plus de pragmatisme...
Alter Solidarité est une ultra mini ONG.Nous l’avons créée avec quelques amis voilà quelques 12 années et nous la soutenons depuis.
Voici ce que nous pouvons dire :
Un don à but humanitaire a d’autant plus de valeur que le donateur n’est pas dans une situation d’aisance financière.
Il révèle alors une véritable sensibilité aux autres, faite d’empathie, de compassion et d’une profonde générosité.

Par ailleurs, il est important de souligner que notre association fonctionne elle-même avec des moyens limités,et dès lors nous avons développé des actions ou le maître mot est l’efficacité, pour exemple :

Au Bénin après 12 années de fonctionnement nous avons réduit la malnutrition sur une population de 1800 enfants,
de 15 à 0,5% avec un budget annuel de 8000€.
Soit 4,40€ par enfants.
A Madagascar nous finançons intégralement la scolarité d’une centaine d’élèves, pour un coût de 35€ par élève et par an.
Et en 2025 sur cent élèves nous pouvons nous enorgueillir du résultat suivant : 15 Lauréats : 6 CEP, 4 BEPC et 5 réussites au Baccalauréat.
Lors de nos campagnes de recherche d’appel aux dons nous sollicitons pour une contribution de 70€ par élève,car nous savons qu’un montant de
35€ n’est plus crédible.

Ces exemples, parmi d’autres, montrent concrètement l’impact et la portée des soutiens personnels obtenus dans la réalisation de nos actions

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#8  - michael a dit :

Tout d'abord, simplifions les choses en examinant les différences entre les gouvernements, les ONG (Croix-Rouge), les fondations (Fondation Gates), les fédérations (FIFA), les associations (S, etc.), les clubs (sportifs, culinaires, etc.), les groupes (KKK, néonazis), les sectes (Scientologie) et les familles (Clinton). Ce sont toutes des organisations non gouvernementales.

Les différences entre ces organisations sont discutables et très subjectives, car elles dépendent de leurs objectifs, de leur taille, de leur financement et de leur influence sociale.

Ensuite, nous sommes tenus d'être citoyens d'un gouvernement et de payer des impôts en fonction de nos ressources, tandis que l'adhésion à tous les autres groupes est bénévole, tout comme le montant des dons en argent et en temps que les membres y consacrent.

Les contributions à la plupart des ONG sont déductibles d'impôt. De plus, les gouvernements et les entreprises contribuent et subventionnent également les ONG grâce aux impôts de leurs citoyens et à leurs bénéfices.

En résumé, la société sous-traite des services à ces organisations car il existe un besoin. Ces groupes ont généralement des objectifs non lucratifs, mais peuvent mobiliser d'importantes sommes d'argent et exercer une influence considérable.

Elles peuvent aussi être influencées et manipulées à des fins politiques. Les gouvernements et les entreprises peuvent exercer des pressions (juridiques, politiques, économiques) sur les ONG pour les contraindre à se conformer à des objectifs précis. Au point que certaines ONG exportent les politiques gouvernementales vers d'autres pays.

Enfin, les ONG sont-elles vraiment « non gouvernementales » ? Ou ne sont-elles qu'une extension obscure des gouvernements, des philanthropes et des entreprises qui cherchent à légitimer et à influencer leur image et leur pouvoir à l'échelle mondiale ?

Ce ne sont que des artifices marketing. Toutes ces étiquettes servent à nous masquer la prise de conscience face au contrôle total et centralisé du système qui se met en place autour de nous.

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#9  - patrice a dit :

Parce qu’elles sont parties intégrantes de ce monde global au sein duquel elles agissent, les ONG fonctionnent à son image.
Elles sont en effet pour nombre d’entre elles partagées entre d’une part la générosité et l’humanisme qui est leur raison d’être, et d’autre part des contraintes de rentabilité ou parfois des visées purement mercantiles qui peuvent les pousser à prendre de la distance ou même à renier leur raison première.
Elles peuvent également être conduites à prendre position dans des situations de crise ou des conflits, certes avec raison parfois, ce qui peut cependant les éloigner d’un principe de neutralité politique, religieuse ou autre auquel, me semble-t-il, elles devraient s’astreindre, sauf à révéler une forme de soumission ou d’adhésion à des courants de ce type.
En conséquence de quoi s’il est nécessaire que toute ONG s’adosse à un Idéal et s’en prévale, rares sont celles qui peuvent prétendre représenter l’ONG « idéale », tant est grand le défi pour y parvenir dans un monde globalisé qui s’apparente de plus en plus à une jungle sauvage.
Pour valoir ce que de droit…

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#10  - Monique a dit :

Les ONG sont des acteurs essentiels de solidarité et de changement, mais leur efficacité dépend beaucoup de leur gestion, de leur transparence et de leur capacité à travailler avec les acteurs locaux.
Elles jouent un rôle important dans de nombreux domaines (humanitaire, environnement, droits humains, santé…). Leur action est souvent précieuse, mais elle comporte aussi des limites.
Notre débat pourrait confronter "qualités" et "dangers" des ONG.

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#11  - Claude a dit :

Ces débats semblent faire apparaître une dichotomie entre discours humanitaires et actions concrètes...ces ONG ont pignon sur rue pour bénéficier de fonds financiers importants :
- certaines agissent conformément aux orientations affichées (à grand renforts médiatiques !) mais il est difficile de savoir combien des fonds récoltes arrivent effectivement à destination des bénéficiaires potentiels (frais de fonctionnement, situations locales de conflits, etc...)
- et d autres utilisent cette couverture pour des opérations beaucoup moins reluisantes (exemple de la Fondation Gates).
Cet argent et ces actions ne devraient ils pas être passés aux cribles financiers et juridiques, à minima à un critère utilité/coût ???

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#12  - alain a dit :

LES ONG sont nécessaires
L’ONG Seasheperd est nécessaire car elle lutte contre l’illégalité des pêches en mer par des bateaux de certains pays . L’exemple de la chasse à la baleine est emblématique de l’action de Seasheperd. Son ancien président Paul Watson dans son livre « Le combat d’une vie » justifie ses actions par le fait que les bateaux ne respectent pas les accords internationaux relatifs à cette pêche . Il précise que cette ONG n’a jamais été attaquée en justice par les contrevenants qui risquent à coup sûr de perdre un procès devant une cour de justice internationale. Il faut faire respecter la loi. C’est ce que fait Seasheperd

Les ONG comme le secours populaire et le secours catholique sont nécessaires car elles complètent l’action sociale du gouvernement dans la lutte contre la pauvreté.


Les ONG sont nécessaires car elles permettent à chacun d’exercer sa générosité et par voie de conséquence, de se sentir fier de son action

Les ONG et l’ingérence
Pour moi les ONG peuvent intervenir dans un pays, même si ce pays n’en fait pas la demande, comme dans des cas de catastrophe naturelle, de pauvreté, ou de guerre (sans se mêler au conflit)
En revanche si cette ingérence entraine une corruption ou une aubaine pour la pègre locale, comme par exemple les passeurs qui profitent de l’émigration, elle doit être combattue.
Human Wrigh Watch déplore dans son dernier rapport mondial 2025, par exemple que, en ALGERIE « Les autorités algériennes ont continué d’écraser la dissidence et de verrouiller l’espace civique en réprimant les voix critiques et en restreignant les libertés d’expression, de la presse, d’association, de réunion et de mouvement » C’est de l’ingérence qui n’est pas acceptée par le pays.

Les ONG comme MSF ou Amnesty international sont parfois mal perçues par les gouvernements de pays comme la Russie, la Chine ou l’Inde ou les dictatures du Moyen Orient, qui les accusent de défendre des valeurs pro- occidentales, comme la démocratie et les droits de l’homme en opposition aux valeurs et traditions des pays comme l’intérêt supérieur de la nation, l’obéissance, et l’absence de critiques.
Deux visions du monde s’affrontent.

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#13  - Jean Marie Quiesse a dit :

Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu

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#14  - Jean Michel a dit :

Une ONG n’est pas une forme juridique en soi — c’est un statut fonctionnel (indépendance vis-à-vis des États, but non lucratif, intérêt général). En pratique, elle peut donc prendre plusieurs formes juridiques selon le pays.
En France, les ONG prennent le plus souvent la forme d’Association loi 1901 - Ex : Médecins Sans Frontières – ou fondation reconnue d’utilité publique ( Structure avec un patrimoine dédié à une mission d’intérêt général) - Ex : Fondation de France – ou fonds de dotation - variante plus récente (créée en 2008), plus souple que la fondation. À l’international, selon les systèmes juridiques, une ONG peut être une Nonprofit organization / nonprofit corporation aux États-Unis, une Charity (Royaume-Uni) et dans de nombreux pays européens, une Association ou fondation (comme en France) ; parfois une Coopérative à but non lucratif mais c’est plus rare.
Quelle que soit la forme juridique, une ONG doit généralement être à but non lucratif, indépendante des pouvoirs publics et poursuivre un objectif d’intérêt général (humanitaire, environnemental, droits humains…). En résumé le terme « ONG » n’est qu’une étiquette fonctionnelle.
Les ONG ne font pas que “combler des manques”, elles participent parfois à une forme de gouvernance globale informelle, sans en avoir les attributs démocratiques classiques : il ne s’agit pas d’un gouvernement mondial officiel, mais d’un ensemble d’acteurs qui définissent des normes, influencent des politiques publiques et orientent des financements.
Aux côtés des ONG, il y a certes des organisations internationales officielles comme l’Organisation des Nations unies, de grandes fondations ou des institutions financières comme la banque Mondiale, mais la présence des ONG peut peser concrètement sur ce que font les États, surtout les plus fragiles.
Certaines ONG se permettent même de contribuer à définir ce qu’est une “bonne politique” de santé, d’éducation, d’environnement, et vont jusqu’à établir des indicateurs (droits humains, pauvreté, gouvernance). Par exemple, Transparency International classe les pays selon la perception de la corruption, ce qui influence les investisseurs et les projets des politiques publiques d’organisations internationales.
Des ONG comme Greenpeace ou Amnesty International peuvent faire pression médiatique, mobiliser l’opinion publique et donc influencer des décisions politiques nationales ou internationales. Elles n’imposent rien directement, mais elles peuvent rendre certaines décisions politiquement coûteuses.
Les ONG participent aussi à décider quelles crises seront rendues visibles et ainsi contribuent à ce que certaines causes attirent des financements alors que d’autres restent sans l’ombre et ne reçoivent aucun des soutiens qui seraient nécessaires. Ce pouvoir d’agenda est énorme car ce qui n’est pas médiatisé n’existe pas politiquement.
Cette situation est problématique car, contrairement aux gouvernements, les organes dirigeants des ONG ne sont pas élus et elles ne rendent pas de comptes à une population au sens politique ; elles répondent seulement à leurs donateurs et le personnel de terrain répond éventuellement à leurs conseils d’administration. Leur représentativité est donc discutable, d’autant plus que dans certains pays une grande ONG internationale peut avoir plus de moyens qu’un ministère local, ce qui crée un déséquilibre entre qui décide réellement des priorités de l’État : les autorités officielles ou ceux qui financent et opèrent.
Au fond, il y a une tension difficile à résoudre car d’un côté, les ONG ont un pouvoir réel sans mandat démocratique mais de l’autre, elles interviennent souvent là où la démocratie est absente ou insuffisante.
Les ONG participent bien à une forme de gouvernance globale qui est fragmentée, indirecte et démocratiquement imparfaite. Ainsi, elles ne doivent pas remplacer pas un système politique légitime et se contenter d’en combler les failles en évitant d’en créer de nouvelles.
Par ailleurs, il y a un risque réel de confusion des rôles et si le problème n’est pas seulement “manipulation ou pas”, une ONG humanitaire peut être perçue comme neutre… mais associée à un pays donateur et une ONG de défense des droits peut être vue comme universelle… ou politiquement alignée. Cette ambiguïté peut mettre en danger les équipes sur le terrain, réduire la confiance locale et politiser l’aide.
Même avec les meilleures intentions, l’argent vient de quelque part → donc il oriente., les valeurs ne sont jamais totalement neutres, donc une ONG totalement “hors géopolitique” est presque impossible.

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