contribution d'Apogée Partenaires  
1 un peu d’histoire
C’est en 1973 que EDF a mis en oeuvre l’assurance Qualité pour la première fois en France dans le cadre du programme « Électronucléaire ». La prise en compte des risques qui y sont liés ont tout de suite donné naissance à des systèmes documentaires « volumineux ».
À la fin des années 70, les grandes entreprises françaises se sont mises à « formaliser » leurs savoir-faire dans des recueils, manuels et autres guides tout aussi volumineux.
En 1987, à la première édition des normes ISO 9000, ce sont là aussi, les grandes entreprises qui ont « essuyé les plâtres » des premiers systèmes documentaires aussi « volumineux » qu’à l’habitude.
2 constats et remèdes
2.1 trop ou trop peu ?
Bien souvent dans l’ignorance de ce qu’il fallait ou ne fallait pas écrire (et sans doute dans le souci de « bien faire »), les consultants et autres chefs de projets qualité ont « rédigé » à tout va.
La première révision 1994 des normes ISO a donné un premier coup de frein au « tout écrit » mais c’est surtout l’édition 2000 (qui doit paraître officiellement à la mi décembre) qui va permettre de faire « light » par rapport au passé.
Pensez-donc : 6 procédures écrites exigées contre 17 en 1994.
2.2 écrire « simple » du premier coup
Bien sûr, nous n’avons pas attendu cette 3ème édition pour « simplifier » mais force est de constater que d’écrire « simple et peu » est un art difficile.
Quelques pistes nous y aident.
décrire la structure documentaire
Avant tout, il s’agit de définir les différentes catégories de documents qui seront renverront les unes aux autres bien souvent (exemple : manuel ë procédure ë instruction ë formulaire).
Éviter de multiplier les niveaux documentaires impose de répondre aux questions suivantes :
F À quoi sert ce type de document ?
F Ne fait-il pas partie d’une famille existante ?
F Puis-je avoir une présentation commune ?
définir des modèles
Lorsqu’un organisme se met à écrire, chaque individu se sent obligé de mettre sa touche personnelle aux documents qu’il élabore.
Une multiplicité de présentations voient alors le jour, sans aucun cohérence.
On a alors toutes les peines du monde à « cadrer » le travail des équipes de rédaction.
D’où la nécessité de mettre au point des modèles de documents pour les familles principales. On en profite alors pour définir une charte graphique qui fait bien souvent défaut (même aux grands organismes).
décrire ou montrer ?
Napoléon a dit : « un bon dessin vaut mieux qu’un long discours ».
Alors nous avons privilégié les « logigrammes » et autres « ordinogrammes » aux longues phrases de plus de 16 mots. En effet, il faut bien souvent les relire 2 fois avant de les comprendre.
Il est tout aussi envisageable d’inclure des photos (numériques de surcroît) ou des copies d’écrans.
l’écriture basique
Par ailleurs, nous préconisons les formes simples et intelligibles : « sujet - verbe - complément ».
pages de garde des procédures et instructions
Bon nombre de modèles de procédures et d’instructions comportent plusieurs pages (de garde, de gestion des évolutions, de diffusion, etc.) avant d’arriver au corpus proprement dit.
Ceci ne fait qu’alourdir les documents et n’incite pas les collègues à les consulter.
annexes ou pas ?
On trouve bien souvent des procédures (ou des instructions) auxquelles sont annexés des documents servant d’exemples (formulaires ou autres).
Cette pratique comporte trois inconvénients :
F Elle alourdit le document ;
F Elle entraîne une remise à jour de la procédure dès que le formulaire annexé évolue ;
F Elle transforme les utilisateurs en assistés.
diffuser ou non
La facilité voudrait que l’on diffuse tout à tout le monde. Pour autant, la pratique montre que cette surcharge de diffusion n’amène à rien.
Il faut préférer l’information disponible à l’information diffusée.
Plutôt créer des points documentaires où l’on peut consulter et où l’on est sûr que la documentation est véritablement à jour.
2.3 simplifier des écrits existants
Les mêmes questions doivent être abordées lorsque l’on souhaite « simplifier » une documentation existante. Le plus difficile est alors de faire des « coupes sombres » dans l’écrit existant.
Cela doit se faire en concertation avec les personnes intéressées.
Comme cela paraît dommage de « supprimer » des écrits existants, il est toujours possible de constituer un « fonds documentaire » de réserve qui peut servir de mémoire le cas échéant.
La suppression d’un document peut être faite si l’on peut répondre « non » à la question suivante :
F Y-aurait-il un risque de malfaçon ou de dysfonctionnement si ce document était supprimé ?
Pour exemple : est-il nécessaire, pour une infirmière diplômée d’état, de rédiger un protocole pour la réalisation une intraveineuse ou une intramusculaire ?
Nous répondons non puisque ces actes font partie de ce qu’elle a appris à l’école d’infirmières et qu’elle en la qualification nécessaire à cet acte.
3 conclusion
Rien n’est simple naturellement et notamment dans l’écriture (on se souvient tous du mauvais exemple donné par PROUST). Là aussi quelques-unes des règles du Petit Simon peuvent être mises en oeuvre.
Denis VILLEVALOIS
  
QUALITÉ ET SIMPLIFICATION
1 un peu d’histoire
C’est en 1973 que EDF a mis en oeuvre l’assurance Qualité pour la première fois en France dans le cadre du programme « Électronucléaire ». La prise en compte des risques qui y sont liés ont tout de suite donné naissance à des systèmes documentaires « volumineux ».
À la fin des années 70, les grandes entreprises françaises se sont mises à « formaliser » leurs savoir-faire dans des recueils, manuels et autres guides tout aussi volumineux.
En 1987, à la première édition des normes ISO 9000, ce sont là aussi, les grandes entreprises qui ont « essuyé les plâtres » des premiers systèmes documentaires aussi « volumineux » qu’à l’habitude.
2 constats et remèdes
2.1 trop ou trop peu ?
Bien souvent dans l’ignorance de ce qu’il fallait ou ne fallait pas écrire (et sans doute dans le souci de « bien faire »), les consultants et autres chefs de projets qualité ont « rédigé » à tout va.
La première révision 1994 des normes ISO a donné un premier coup de frein au « tout écrit » mais c’est surtout l’édition 2000 (qui doit paraître officiellement à la mi décembre) qui va permettre de faire « light » par rapport au passé.
Pensez-donc : 6 procédures écrites exigées contre 17 en 1994.
2.2 écrire « simple » du premier coup
Bien sûr, nous n’avons pas attendu cette 3ème édition pour « simplifier » mais force est de constater que d’écrire « simple et peu » est un art difficile.
Quelques pistes nous y aident.
décrire la structure documentaire
Avant tout, il s’agit de définir les différentes catégories de documents qui seront renverront les unes aux autres bien souvent (exemple : manuel ë procédure ë instruction ë formulaire).
Éviter de multiplier les niveaux documentaires impose de répondre aux questions suivantes :
F À quoi sert ce type de document ?
F Ne fait-il pas partie d’une famille existante ?
F Puis-je avoir une présentation commune ?
définir des modèles
Lorsqu’un organisme se met à écrire, chaque individu se sent obligé de mettre sa touche personnelle aux documents qu’il élabore.
Une multiplicité de présentations voient alors le jour, sans aucun cohérence.
On a alors toutes les peines du monde à « cadrer » le travail des équipes de rédaction.
D’où la nécessité de mettre au point des modèles de documents pour les familles principales. On en profite alors pour définir une charte graphique qui fait bien souvent défaut (même aux grands organismes).
décrire ou montrer ?
Napoléon a dit : « un bon dessin vaut mieux qu’un long discours ».
Alors nous avons privilégié les « logigrammes » et autres « ordinogrammes » aux longues phrases de plus de 16 mots. En effet, il faut bien souvent les relire 2 fois avant de les comprendre.
Il est tout aussi envisageable d’inclure des photos (numériques de surcroît) ou des copies d’écrans.
l’écriture basique
Par ailleurs, nous préconisons les formes simples et intelligibles : « sujet - verbe - complément ».
pages de garde des procédures et instructions
Bon nombre de modèles de procédures et d’instructions comportent plusieurs pages (de garde, de gestion des évolutions, de diffusion, etc.) avant d’arriver au corpus proprement dit.
Ceci ne fait qu’alourdir les documents et n’incite pas les collègues à les consulter.
annexes ou pas ?
On trouve bien souvent des procédures (ou des instructions) auxquelles sont annexés des documents servant d’exemples (formulaires ou autres).
Cette pratique comporte trois inconvénients :
F Elle alourdit le document ;
F Elle entraîne une remise à jour de la procédure dès que le formulaire annexé évolue ;
F Elle transforme les utilisateurs en assistés.
diffuser ou non
La facilité voudrait que l’on diffuse tout à tout le monde. Pour autant, la pratique montre que cette surcharge de diffusion n’amène à rien.
Il faut préférer l’information disponible à l’information diffusée.
Plutôt créer des points documentaires où l’on peut consulter et où l’on est sûr que la documentation est véritablement à jour.
2.3 simplifier des écrits existants
Les mêmes questions doivent être abordées lorsque l’on souhaite « simplifier » une documentation existante. Le plus difficile est alors de faire des « coupes sombres » dans l’écrit existant.
Cela doit se faire en concertation avec les personnes intéressées.
Comme cela paraît dommage de « supprimer » des écrits existants, il est toujours possible de constituer un « fonds documentaire » de réserve qui peut servir de mémoire le cas échéant.
La suppression d’un document peut être faite si l’on peut répondre « non » à la question suivante :
F Y-aurait-il un risque de malfaçon ou de dysfonctionnement si ce document était supprimé ?
Pour exemple : est-il nécessaire, pour une infirmière diplômée d’état, de rédiger un protocole pour la réalisation une intraveineuse ou une intramusculaire ?
Nous répondons non puisque ces actes font partie de ce qu’elle a appris à l’école d’infirmières et qu’elle en la qualification nécessaire à cet acte.
3 conclusion
Rien n’est simple naturellement et notamment dans l’écriture (on se souvient tous du mauvais exemple donné par PROUST). Là aussi quelques-unes des règles du Petit Simon peuvent être mises en oeuvre.
Denis VILLEVALOIS
 
 
contribution de Sud Qualité Consultants   
LA QUALITE SIMPLEMENT . . .EN QUELQUES MOTS.
 
La qualité n’est souvent que …
La mise en pratique au quotidien, de choses concrètes.
 
Le meilleur des outils qualité …
C’est le bon sens appliqué à la réalité.
 
La qualité n’est pas du travail en plus…
Mais une autre manière de travailler
 
La seule exigence d’une démarche qualité …
C’est le résultat (et son amélioration permanente) …
Car c’est du résultat que dépend la conformité au référentiel
 
La procédure n’est que l’expression simple et compréhensible
De Qui Fait Quoi ? Ou, Quand et Comment ?
 
Lorsque l’on crée une procédure 2 questions à se poser …
1 - Pour Qui ? et Pour Quoi cette procédure ?
2 – Quelle plus value apporte t-elle à mon organisation ?
 
La documentation Qualité …
c’est la seule documentation nécessaire à la bonne réalisation de l’activité.
C’est le Juste Nécessaire.
Pas plus, sinon on est en sur qualité.
Pas moins, sinon on est en sous qualité.
 
Le seul impératif de la démarche qualité
C’est d’être capable …
De répondre aux besoins et attentes identifiés des clients
Et de pouvoir mesurer et analyser le niveau de leur satisfaction
EVOLUTION DES NORMES ISO 9000
 
 
1987 Première série de normes de Management
 
Elle facilite les relations clients et fournisseurs : Industrie à risques, Armement, Nucléaire, Grandes Industries, Automobile, et Grands Donneurs d’Ordre, Grande Distribution)
 
On parle alors de Contrôle de Production.
 
1994 Première révision de ces normes
 
Elle introduit la notion d’Assurance Qualité qui permet de donner confiance au client.
Je dis ce que je fais, je fais ce que je dis et je le prouve.
 
On a crée trop de lourdeurs et de documents pour être conforme à cette norme. On a souvent installé une contre culture. On a surtout satisfait l’ego des qualiticiens.
 
On connaît surtout la norme ISO 9002 version 94.
 
2000 Deuxième révision de ces normes
 
Cette révision crée un référentiel simple, dynamique et de bon sens dont l’objectif, est de servir le résultat pour améliorer les performances de l’entreprise et la satisfaction des clients.
 
La nouvelle série des Normes ISO 9000, orientée clients, est utilisable de manière égale, dans tout type d’activité, pour tout type de structure, et n’importe ou dans le monde.
 
On connaît désormais une seule norme : ISO 9001 version 2000