Simplication

des procédures, des formulaires, des objets et des concepts

l'art de dire un nombre

Rédigé par dir 21 commentaires

10s aux 100m ! bravo l'athlète et merci au système décimal de nous avoir préparé tant de joie. 

Au début, on a compté les moutons pour ne pas en perdre. Puis on s'est mis à tout mesurer... à quelle distance était la lune.

La science a béni le nombre et il s'est répandu.Jusque dans nos vies où dès 11 mois nous avons presque 1 an. Nos sociétés produisent des nombres aux multiples facettes et sont, en retour, guidées par eux.

Pourquoi choisir cette cible ?  Sa définition est-elle partagée ? Quel est l'outil de comptage ? Quelle  approximation en résulte ?  Comment choisir le système et les unités ? Comment exprimer le nombre ou présenter une statistique ? Avec virgule ou sans ? Quelle influence aura sa communication ? 

Puis l'escroquerie des statistiques est apparue : salaire du cadre par rapport à celui de l'employé ou bien l'inverse ? 

 

      il paraît bien légitime
de comprendre la grande diversité des nombres
et de remettre en cause l'objectivité dont ils se parent. 

 

Choisir quoi compter et décider comment présenter la quantité. 

Tout un art ! 

 

Classé dans : Mots clés : aucun

21 commentaires

#1  - marielle a dit :

Je vois que tu as l’esprit d’escalier car il me semble bien probable que cette histoire de nombre est un rebondissement direct du débat « un fait, des interprétation ».

Un nombre, une statistique n’est qu’une manière particulière de décrire un fait.

Une statistique n’est pas en elle-même une escroquerie, ce n’est que la mesure de quelque chose compte tenu d’un certain nombre de choix (quoi, sur quelle période…) et d’hypothèses.

L’»escroquerie » tient à ce qu’on en dit (ou plutôt à ce qu’on en dit pas) et à ce que l’on en entend et comprend ‘(u plutôt à ce que l’on n’en comprend pas).

 

Je crains de devoir te faire de la peine en affirmant que la simplification est l’ennemi des statistiques. Je le dis en connaissance de cause pour avoir été souvent au cœur du problème.

 

Le manieur de nombre, le manieur de statistiques est conscient de toute la prudence nécessaire pour éviter de pervertir la signification de ce qu’il a établi. Mais il n’est que le fournisseur de commanditaires (décideurs ou communicants) qui :

Dans le meilleur des cas, comprennent une partie des subtilités qu’il serait nécessaire de détailler pour savoir de quoi on parle, mais n’ont pas envie d’en faire état parce que cela ne les arrange pas.Dans le pire et le plus fréquent des cas, ne comprennent pas ces subtilités et les trouvent donc parfaitement inutile.

Voilà pour le problème de l’émetteur.

 

Ensuite, il y a le problème du récepteur. L’inculture mathématique et statistique est, je le crains, générale et profonde. En admettant que l’on donne un chiffre en ayant la précaution de l’assortir d’explications sur d’où il sort, beaucoup ne comprendront pas ces explications et en tireront des interprétations erronnées. Et on donne un chiffre sans explications, beaucoup en tireront une interprétation directe sans interroger sur les abiguités qu’il peut receler. Dans un monde inon dé par les nombres, comme tu le soulignes justement, il est bien regrettable que les maths ne soient qu’une matière optionnelle au lycée. On bassine les gens à longueur de temps avec les nombres sans leur donner les moyens de savoir les lire.

 

D’un coté je suis convaincue que les statistiques sont un outil indispensable pour sortir de considérations approximatives du genre « un peu » « beaucoup », « en général »….

D’un autre côté, je suis désespérée du mauvais sort qu’on leur fait dans une société affamée de simplisme, qui veut communiquer vite et sans nuance, qui préfère l’affrontement au consensus, dans une société qui a la flemme d’assumer la complexité du monde.

 

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#2  - bruno a dit :

Les chiffres ne sont PAS les nombres , autant que les mots ne sont PAS les choses (concert le tableau de Magritte, " ceci n'est pas une pipe ") , ou aussi autant que la réalité n'est PAS le réel .
Merci pour ton beau sujet

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#3  - Patrice a dit :

T'es-tu déjà intéressé à ChatGPT ?

En tout cas, voici ce qu'il répond à ton questionnement :

Votre réflexion soulève des questions intéressantes sur la nature des nombres, de la mesure et de leur utilisation dans différents contextes, notamment dans la prise de décision et la présentation de la quantité. Voici quelques points à considérer :

La diversité des nombres : Les nombres ne sont pas simplement des entités abstraites, mais peuvent représenter une grande diversité de concepts et de réalités. Ils peuvent quantifier des objets, des valeurs monétaires, des mesures physiques, des données statistiques, etc.

Interprétation subjective : L'interprétation des nombres peut être subjective et dépendre du contexte dans lequel ils sont utilisés. Par exemple, un chiffre peut être considéré comme élevé ou bas en fonction de ce à quoi il est comparé ou de la perspective de celui qui l'observe.

Biais et objectivité : L'utilisation des nombres peut être sujette à des biais, notamment dans la présentation de données statistiques. Il est important de prendre en compte les méthodes de collecte et d'analyse des données pour éviter les manipulations ou les interprétations biaisées.

Communication de la quantité : La manière dont la quantité est présentée peut influencer la perception qu'en ont les individus. Par exemple, présenter une augmentation de 10 % plutôt que la même quantité en valeur absolue peut donner une impression différente, bien que les deux chiffres soient identiques.

Contextualisation : Il est souvent utile de contextualiser les nombres pour en comprendre pleinement la signification. Par exemple, un chiffre brut peut sembler important, mais lorsqu'il est comparé à une base de référence ou à d'autres indicateurs, son importance relative peut être mieux appréciée.

En fin de compte, il est important de reconnaître que les nombres ne sont pas simplement des données neutres, mais qu'ils sont utilisés dans des contextes sociaux, économiques, politiques et culturels complexes. Comprendre comment les nombres sont utilisés, interprétés et présentés peut aider à prendre des décisions éclairées et à éviter les pièges de la manipulation ou de la mauvaise interprétation des données.

Mais il ne répond qu'imparfaitement à la question.

Amitiés.

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#4  - Pierre a dit :

Sauf que les Babyloniens comptaient en base 60!
Le système en base 12 est très attractif pour ses critères de divisibilité.
  Enfin le zéro est apparu très tard car il faisait peur : l'absence, le vide.
Si l'univers est infini, alors le vide qui l'entoure devait être fini et si le vide est infini alors l'univers devait être fini: pas acceptable!
L'univers est en expansion mais dans quoi?
Le zéro et l'infini sont- ils des nombres.
En tout cas ils sont inséparables.

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#5  - Dominique a dit :

Pour une même quantité on trouve plusieurs graphies (XIV), unités (carat, année-lumière), précisions (3,14), présentations (%), ordres (8h45 ou 9h moins 1/4).



Y a-t-il un art de dire ou d'écrire un nombre ?

Quel le sens de ce foisonnement au travers de l'histoire, des pays, des cultures, des sciences,...?

n.b. Ne font pas partie du débat le choix de la valeur elle-même ou son éventuelle manipulation.

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#6  - louis a dit :

Une donnée statistique isolée ne dit pas grand-chose. Pour qu’elle prenne sens il faut, selon le cas :
- la comparer à d’autres de même nature portant sur d’autres populations, - la rapprocher de données de natures différentes qui contribuent à la connaissance ou/et à la
description des objets étudiés, - considérer son évolution dans le temps, - etc… - ou tout cela à la fois.
La statistique pour réaliser ces opérations dispose d’une assez large gamme d’outils. Certains très complexes que nous laisserons de coté pour l’instant, pour nous intéresser aux plus simples qu’il faut bien comprendre, ce qui est souvent moins évident qu’on ne le croit.
1. La précision
Elle est inévitable dans les tableaux : il faut bien que le total soit égal à la somme des parties. Mais dans les commentaires en user avec discernement. D’abord parce que la plupart du temps
elle est fausse, ensuite parce qu’elle est impossible à mémoriser, enfin parce qu’elle ne parle pas à l’imaginaire du lecteur. Dire que la population de Garennes-sur-Eure était de 1967 habitants au dernier recensement a peu d’intérêt, ce qui est à retenir qu’elle proche de 2000. Et éventuellement qu’elle n’a augmenté que de 23 habitants depuis le précédent recensement, autrement dit qu’elle est stable.
2. Le pourcentage J’ai tendance à dire que le plus important de ce que j’ai appris dans ma scolarité à l’ENSAE c’est
la maîtrise du pourcentage… D’abord qu’est-ce que c’est ? Le fruit de la division d’un nombre N, appelé numérateur, par un
nombre D, appelé dénominateur. Le résultat R est le rapport entre N et D. Si, par exemple, N=1500 € (le salaire de l’ouvrier) et D=2000 € (le salaire du contremaître), le résultat R sera :
R = N/D = 1500/2000 = 0,75 On multiplie ce résultat par 100, cela donne 75 et on dit que le salaire de l’ouvrier est égal à
75% du salaire du contremaître ou que l’écart entre les deux est de 25%. Cette mesure de l’écart relatif relatif sera toujours le même pour des valeurs très différentes de N et D dès lors que le rapport entre les deux est égal à 0,75 (15 et 20, 60 et 80, 180 et 240… par exemple). On peut dire aussi que l’on mesure la valeur de N par rapport à celle de D qui est la valeur de référence.
Supposons que l’on veuille maintenant mesurer la valeur de D, qui devient la valeur à mesurer, par rapport à celle de N, qui devient la valeur de référence. La réponse qui vient spontanément àl’esprit est bien souvent que l’écart reste le même et que D vaut 125% de N. Faisons le calcul :
R = D/N = 200/150 = 1,33333…*100 = 133%
Surprise : D en réalité vaut 133% de N. le salaire de l’ouvrier est inférieur de 25% à celui du
contremaître, mais le salaire du contremaître et supérieur de 33% à celui de l’ouvrier C’est là le
principal piège du pourcentage..
3. MOYENNE ET MEDIANE
ON a parfois (souvent ?) tendance à les confondre, volontairement ou pas.
Lors d’une élection présidentielle l’un des candidats, qui se voyait reprocher que sa campagne
électorale soit financée par les dons des gens fortunés, s’en défendit en affirmant que la moyenne
des dons qu’il avait reçus était de 35 €. Affirmation imparable si cette information avait été vraie :
elle démontrait que les importants fonds collectés venaient, dans leur plus grande partie, d’une
multitude de petites gens peu fortunés, une sorte d’opération pièces jaunes en quelque sorte… Mais
elle était fausse, 35 € n’était pas le montant de la moyenne, mais celui de la médiane. Et cela change
pas mal de chose.
La médiane c’est, dans un ensemble de valeurs classées de la plus petite à la plus grande, la
valeur qui est telle qu’il y a autant de valeur plus grandes que de valeurs plus petites qu’elle. Quand
le nombre de valeurs est impair elle existe réellement. Quand il est pair, on retient la moyenne des
deux valeurs qui sépare les deux moitiés.
En chiffres ronds, notre candidat avait reçu 100 000 dons de particuliers pour un total de 160
million d’euros. Le don moyen était donc de 160 €.
Je fais l’hypothèse, assez plausible, que la moyenne des 50 000 petits dons au dessous de la
médiane est de 25 €, soit un apport total de 1 250 000 €, soit près de 8% du total des dons.
Les données disponibles permettent par ailleurs de déterminer que 1200 dons supérieurs à
4 500 € ont permis de collecter 7 700 000 € (48% du total) avec une valeur moyenne du don de
6 600 €.
Restent les dons moyens, entre 35 et 4 500 €. Ils sont au nombre de 48 800, ils totalisent
7 050 000 € (44%), et leur valeur est proche de 144 €.
Petits dons
Dons moyens
nombre
Don moyen
Total collecté
Total collecté en %
(moins de 35 €)
50 000
25 €
1 250 000 €
8%
(de 35 à 4500°€)
48 800
144 €
7 050 000 €
44%
Gros dons
(plus de 4500 €)
1 200
6 600
7 700 000 €
48%
Ensemble
100 000
160 €
16 000 000 €
100%
Ces données sont relatives aux dons. Elles peuvent changer de façon assez significative, au sommet
de la distribution, lorsque l’on s’intéresse aux donateurs. Les dons des citoyens aux partis politiquesson plafonnés à 7 500 € par an et, en cas d’élection, à 4 500 € à un candidat une seule fois. Dans le cas d’une élection dont la campagne chevauche deux années, chacun peut donc donner jusqu’à 19 500. Dans tableau ci-dessus, les 1 200 gros dons proviendraient de moins de 800 donateurs.

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#7  - pierre a dit :

À coup sûr, le zéro n’est pas un chiffre comme un autre. Aussi a-t-il tout naturellement suscité autant les interrogations des mathématiciens que les spéculations des théologiens et des philosophes. Le zéro est puissant parce qu’il triomphe des autres chiffres, rend folles les divisions et est le frère jumeau de l’infini. Les plus vertigineuses questions de la science et de la religion se posent autour du rien et de l’éternité, du vide et de l’infinité. Des débats passionnés et souvent violents autour du zéro ébranlèrent les fondations de la philosophie, de la science, de la religion.
De Pythagore à Aristote, qui renièrent son existence, des chrétiens, qui le craignirent, jusqu’aux musulmans, qui le réintroduisirent en Occident, Charles Seife raconte avec clarté l’histoire extraordinairement mouvementée de ce concept qui est aujourd’hui une des clefs de la physique quantique, de la compréhension des trous noirs et de la naissance de l’univers.

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#8  - pénombre a dit :

http://www.penombre.org/

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#9  - bruno a dit :

le nombre est une représentation  du réel spirituel (= d'une quantité, au fil du temps d'abord entière, puis relative, fractionnelle, ™réelle", imaginaire...)  alors que les chiffres (latin I  V. C. L. ou décimal 0 à 9 , ou binaire 0 et 1) ne sont que divers langages choisis pour écrire (= en donner une représentation, visuelle et sonore) ces nombres (le même nombre deux s'écrit 2 ou II ( hiffres romains) ou 10 (chiffres binaires).

Il y a une infinité d'écritures des nombres car une infinité de bases ET de signes (les Romains comptaient en base dix mais n'utilisaient  PAS l'ecriture spécifique de chaque chiffre de zéro à neuf)


Quantités, nombres et chiffres = vaste et beau territoire de promenade

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#10  - Guy a dit :

C'est vrai qu'il existe plusieurs façons de définir une distance, un volume, un temps, sans parler du goût d'un vin ou de l'odeur d'un parfum.

Ce qui m'est venu en premier, c'est l'emploi du mot dodo à un enfant, lorsqu'on veut lui dire dans combien de temps, on part en vacances (dans trois dodos). En second, il me vient le mot piscine olympique, employé pour mieux comprendre le volume d'un liquide qui se serait déversé malencontreusement dans la nature, puis l'expression terrain de foot, qu'on emploie, par exemple, pour définir l'étendue d'un incendie. La distance de la terre à la lune est devenue commune, (380 000 km), ce qui permet de dire que la distance terre soleil est 39 fois celle de la terre à la lune. Je pense aussi aux distances en montagne qu'on exprime le plus souvent en heures. Quelle est la distance de la coupe aux lèvres ? celle-ci s'exprime en temps et il faut parfois être patient.

Quant à mon expérience de marchand de cidre, je ne vois pas trop ce qu'elle m'aurait appris dans cette histoire. Je le vendais dans tous les contenants possibles, le 1/4, (25 cl), la boîte, (33 cl), la demie-bouteille, (37,5 cl), la bouteille, (75 cl), le litre, le fut de 30 l, de 50 l, mais au moment de le boire, c'est toujours d'une bolée de cidre dont on parle.

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#11  - patrice L a dit :

a première chose qui me vient à l’esprit concernant les nombres, c’est la fascination que certain d’entre eux exercent sur moi, du fait qu’ils me renvoient souvent à des questions qui taraudent mon esprit.

Ainsi, le nombre Pi, dont on se dit que comme il est le rapport entre deux chiffres finis (la circonférence et le diamètre d’un cercle), devrait être lui-même fini… Eh bien non ! C’est un nombre sans fin, qui me renvoie aux mystères de l’infiniment petit, dont nous ne verrons jamais le bout, comme l’infiniment grand d'ailleurs.

Ainsi également les nombres premiers, indomptables par essence puisque nous ne sommes toujours pas arrivés à trouver de formule pour les répartir avec certitude… Mais où diable se cachent-ils, et pourquoi puisqu'ils ne servent à rien ?

Ainsi par ailleurs la présence invisible et pourtant si prégnante des chiffres dans la nature, comme par exemple la suite de Fibonacci, où chaque nombre est la somme des deux précédents (1,1,2,3,5,8,13,21…) que l’on retrouve dans des motifs floraux ou dans des coquillages, mais également dans les fractales.

Ainsi également le nombre d’or, utilisé en particulier en architecture et qui a donc une utilité avérée.

Ainsi toujours …

Les exemples sont infinis, comme le chiffre Pi lui-même.

Et pourtant, par nature, un chiffre n’existe pas. Il est une construction de notre esprit, lequel a besoin d’un vecteur, d’une représentation, d’une jauge pour normer sous une forme particulière ce que l’on voit, ressent, entend, évalue… On dit « il fait 40 degrés » ou « il fait 10 degrés », et notre imagination, notre expérience, notre façon de normer font le reste. Et on a utilisé pour cela la combinaison entre quelque chose de concret, la réaction du mercure aux variations de chaleur, et quelque chose d'abstrait, un chiffre codifié, celui du degré de température.

Ce qui est amusant avec le nombre, c’est qu’il peut s’acoquiner avec tout ce qui nous entoure, que ce soient des concepts ou des réalités.

C’est également une chose à l’état brut : il n’a ni synonyme, ni antonyme. Pas de voisin, pas de problèmes ...

Il est également subjectif pour chacun de nous : 2 euros, c’est de la misère pour un richard, et presque une fortune pour un malheureux.

Chacun l’interprète également à sa manière : il n’y a aucune différence entre un verre à moitié plein et un verre à moitié vide, et pourtant certains en discutent des heures durant pour expliquer que ce n'est pas la même chose…

Je conclurai en disant qu’il est important de savoir que les nombres ne sont pas simplement des données neutres, surtout quand ils sont utilisés dans des contextes sociaux, économiques, politiques et culturels complexes. Comprendre comment les nombres sont utilisés, interprétés et présentés peut aider à prendre des décisions éclairées et à éviter les pièges de la manipulation.

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#12  - vitisphère a dit :

https://www.vitisphere.com/actualite-101366-simplification-annoncee-et-detaillee-des-declarations-douanieres-du-vin.html?at_medium=custom6&at_campaign=VN_VITI-FLASH&at_creation=20240228&at_link=&at_recipient_id=557791&at_list_id=1&at_custom1=20240228&at_custom2=20240229&at_custom3=&at_send_date=20240229&at_emailtype=acquisition&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=VN_VITI-FLASH&utm_content=20240228&utm_term=&m_i=szpsx9rdBX0YtxON7509EpcLMuDvamLDvLbGhNKI6sGcHwRC_j1kPoLt5QudGz6s9WyBet5VRNuZaj3RztAqj0IXq3u4Zm&M_BT=155669445546#sd_id=&sd_source=

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#13  - jean-Michel a dit :

Je vous invite à réfléchir sur les nombres 70 et 600 000 comme sur les chiffres 1, 6 et 6+1 (7) en vous appuyant sur le travail du Maharal de Prague.

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#14  - Claude a dit :

Manières de présenter la quantité.

Pas beaucoup c'est un peu.
Mais un peu c'est quoi ?
C'est une faible quantité...
Mais très peu c'est encore moins.


Beaucoup c'est combien ?
On dit beaucoup quand c'est indénombrable
Dans l 'Antiquité l'indénombrable s'exprimait par le mot myriade

Mais beaucoup plus c'est encore combien ?

Ce n'est vraiment pas simple !

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#15  - Michael a dit :

La façon dont nous pensons et utilisons les chiffres est un élément important dans notre vie quotidienne. Les nombres convertissent le flux analogique en unités discrètes plus faciles à manipuler par les humains. Comme un troupeau d’innombrables moutons en mouvement. Leur nombre fait que le flux est un nombre discret d'individus.
Comprendre certaines relations de base et la syntaxe sont nécessaires pour comprendre leur potentiel et leurs limites.
Un nombre a 5 éléments associés.
1) Le numéro lui-même
2) un nominateur,
3) un dénominateur,
4) leur relation (généralement une division, symbolisée par une barre oblique "/"),
5 ) une marge d'erreur.

Par exemple :

1) un nombre eg '5',
2) un nominateur, les étoiles "*",
3) le dénominateur est un général, un hôtel, un restaurant, etc.,
4) 5 étoiles/général = 1 individu militaire
5) 5 étoiles général ou 5 étoiles ??? est une valeur arrondie car un général 4,8 étoiles n'existe pas sur le papier, mais peut-être dans la nature.

Les nombres sont toujours associés à leur emplacement physique dans une chaîne d'autres nombres et à leurs symboles associés (par exemple +, -, *, /, =, $, £ (, ), etc.). Par exemple '5' dans le numéro '+123456'.

Lorsque vous lisez un nombre, vous lisez les plus petites unités, le nombre le plus à droite, (le plus proche de la décimale) jusqu'aux plus grandes unités, (les nombres plus à gauche). Lorsque vous prononcez ce nombre, vous inversez l'ordre et ajoutez les "millions", les "milliers et les "centaines" au nombre.
Après un certain niveau de mathématiques, les chiffres sont remplacés par des lettres de l'alphabet grec et latin, entrecoupé d'une pléthore de symboles et de caractères spéciaux et tous positionnés dans des emplacements géographiques relatifs, par exemple, exposants, indices.

Ensuite, nous ajoutons différents ensembles et types de nombres, comme les nombres premiers, les nombres imaginaires, les nombres adiques et les nombres infinis.
Les nombres, sauf en tant que constantes, deviennent inutiles pour exprimer des relations sophistiquées, exploiter des algorithmes et théorèmes afin de comprendre les unités et l'infinie.
Dans le contexte de S, je trouve que presque tout le monde sait utiliser une logique très similaire à l'algèbre linéaire.
l'Algèbre Linéaire
Les humains aiment croire qu’ils peuvent penser, raisonner et argumenter de manière logique. Lors du développement de la logique et des arguments, les techniques adaptées de l'algèbre linéaire sont essentielles pour décider ce qu'il faut sélectionner ou éliminer, et comment ces éléments sont convertis en observation finale.

En gros l'algèbre linéaire convertit les relations et les unités en multipliant chaque relation par 1.

Par exemple :

1, (5 étoiles/général) x (200 000 euros / an) x 5 (5 étoiles/général) = 1 000 000 euros/an
Cela peut continuer jusqu'à ce que la personne obtienne les relations qu'elle essaie de développer.
L'analyse des arguments et de la logique à l'aide de l'approche de l'algèbre linéaire peut indiquer la robustesse de la logique et de l'analyse de l'agenda de la personne.

Its an art

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#16  - bruno a dit :

2/ ici une autre contribution, parce que je vais l’oublier sinon,
Le 23 Mars 2024 s’écrit en français 23/03/2024
Mais quel intérêt y a t’il à l’écrire 24/03/2024 ou mieux encore (car plus court) 24/03/23 (mon pas perso) ?

Plusieurs pays (anglosaxons je crois l’écrivent ainsi

Si tu me questionnes le é Avril je t’éclairai avec plaisir

3/ enfin, sur comment présenter la quantité, en contribution finale un exemple que j’aime bien :
……………………………………………………………………………………………………………….
Ouagadougou, deux lycées, Ouaga et Doudou, avec autant d’élèves qui passent le bac à Ouaga et à Doudou

présentation 1 : au Lycée de Ouaga les filles ont 20% de mieux en succès au bac que les garçons,
et au lycée de Doudou l les filles ont 20% de mieux en succès au bac que les garçons,

… d’où conclusion TACITE pour tous (tacite = NON DITE dans la présentation ! ) :
au total des deux lycées les filles ont 20% de mieux en succès au bac que les garçons !

… hé bien mais alors PAS du tout, car :

présentation 2 : au total des deux lycées les garçons ont 20% de mieux en succès au bac que les filles !

… or les deux présentations sont parfaitement exactes, chacune est " vraie » !

d’où : comment ça marche ?
D’où, en
Conclusion : avec des infos chiffrées, pas besoin de mentir, il suffit de choisir la présentation)

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#17  - armand a dit :

On entend souvent cette "pensée" : On peut faire dire aux chiffres ce que l'on veut.
Je la complète ainsi : oui, surtout si on est malhonnête

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#18  - mathiew a dit :

merci pour l'invitation de la loge savante. Je suis plutôt calculateur mais les tables de multiplication s'effacent progressivement de mes neurones à cause de l'emploi de calculettes

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#19  - Jean-Marie Quiesse a dit :

Beau sujet !
Le problème fondamental de l'être humain est peut-être d'apprécier justement sa place dans la réalité du monde, et savoir dans quelle mesure il est quelqu'un "de poids", qui pèse, qui "compte" dans les décisions. Le nombre lui permet de "peser" son être pour lui-même (trop grand, trop petit, trop gros, trop maigre, trop fort, trop faible) mais surtout mesurer sa valeur sociale dans une hiérarchie. Rappelez vous l'épreuve de la force physique dans les fêtes foraines avec un palet monté sur des rails, la compétition sportive, le nombre de verres que l'on peut ingurgiter à la suite...etc) . Les nombres sont des indicateurs de notre "forme". Et la bonne est la réalité que la société fixe par ses normes. Très tôt, les éléments chiffrés vont prendre sens : la date de naissance, la place dans une fratrie, le poids, la taille, l'acuité de la vue, la vitesse du pouls, la position vis à vis des ascendants et des descendants, la note scolaire, le diplôme, le salaire, le compte en banque... Nous sommes faits de nombres et, même dans une multitude, nous nous pensons "Un" à l'image de la divinité qui s'occupe beaucoup de recensement (Livre des Nombres, puis la sainte famille obligée de rentrer chez elle pour la même raison). Pour le fun, je constate qu'elle supporte mal le fait d'être trois et tente d'en liquider un en l'envoyant en mission périlleuse) . Je peux aussi évoquer la fumeuse "'Unité suprême", cet esprit universel qui nous rassemblerait comme le Saint du même nom qui parvient à faire se mettre d'accord le père et le fils ? On comprend qu'il faut mieux éviter de discuter de nombres, surtout quand il s'agit d'argent vu leurs effets néfastes sur l'harmonie du groupe. Le "un" serait-il la simplification extrême? Bref un pour tous, tous pour un et enfin seul !

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#20  - gérard a dit :

"Ôtez le nombre de toutes choses et toutes choses périssent" écrivait Isidore de Séville à la fin du VIe siècle, créant les prémisses de cette "ivresse des nombres" qui a imprégné l'époque romane, dans la recherche spasmodique, surtout dans l'art figuratif, de l'ordre numérique comme l'empreinte même dans le monde sensible de la main créatrice du Facteur Suprême, selon l'intuition de Pythagore. Le nombre comme ordre, comme langage de la nature, comme son élégance, pour reprendre les mots d'Einstein.

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#21  - bernard a dit :

Randonnée longue, sportive, qui a duré, sous la chaleur, avec un groupe d'amis, au depart de Roqueredonde.
Soit : 18 kms, 500 m de denivellé, 6 h 30 de marche, il faisait 27°, nous etions 8, et sommes partis de 43.800203 N, 3.21324 E.
Comme quoi les nombres servent à préciser, tout en simplifiant.
 J'aurais pu rajouter : point bas 524 m, point haut 842 m.

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