Simplication

des procédures, des formulaires, des objets et des concepts

Perplexité : la simplification est-elle naturelle ?

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Il faut bien un jour reconsidérer les frontières.
Il en est ainsi de la sacro-sainte distinction entre complexe et compliqué - vous en connaissez tous les subtiles définitions -. Et bien voilà ! La frontière s'estompe.

Elle n'est pas caractéristique de la cible mais seulement ce qu'en pense un groupe, à une époque précise. Bien même, quand on attribue au seul expert le traitement du complexe, cela revient à reléguer les autres.
En fait, notre esprit, à la fois, réclame des repères faciles et convient de leur entrelacement.  Complexe et compliqué se rapprochent ainsi.

Dans la nature, il est assez convenu que l'évolution s'effectue vers plus de complexité : l'unicellulaire se magnifie en dauphin et les fractales sculptent le chou romanesco. Mais c'est un roman que l'on se raconte car, par exemple, les vers grouillent tout en s'accommodant parfaitement de leur organisme simple.  
Le moteur de l'évolution résulte d'une multitude d'essais, "abandonnée aux démons du hasard" (Apollinaire). Aucune intention ne se dégage sinon nous aurions des yeux aussi performants que ceux des mouches (là c'est presque Kafka).
Des échecs, il reste les organes vestigiaux : le coccyx humain, les doigts des ongulés.

Le parallèle avec les sociétés est pertinent sur deux plans, le foisonnement et les vestiges.  Le moteur du foisonnement de textes et de comités s'emballe en temps de paix. On raconte, quant aux vestiges, que la largeur des voies romaines nous poursuit jusqu'à l'écartement des rails de chemin de fer.

 

https://www.simplixi.fr/difference-complexe-et-complique/

Classé dans : théorie Mots clés : aucun

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