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gestion par exception

Rédigé par dir 1 commentaire

L'exception nait-elle de la règle ? 

Distinguons immédiatement  les exceptions connues des exceptions inattendues. Les premières entrent en quelque sorte dans le moule de la règle qui les prévoit tandis que les secondes réclament aucun traitement ou un traitment spécifique.

En effet, l'inattendu mérite l'acceptation ou la conformité à la règle c'est-à-dire le rejet. On traite ou on ne traite pas. Quand l'exception se produit, il convient de se référer à des valeurs plus hautes que la règle : les principes d'équité, les valeurs supérieure de la démocration, les fondements de l'entreprise. 

Quant aux exceptions déjà reconnues, elles naissent sans aucun doute de la règle. De la forme même de la rédaction de la règle ; Il est plus aisée parfois de rédiger en retirant quelques éléments d'un tout plutôt que d'insérer dans la rédaction tous les éléments constitutifs. Ainsi, rappelez-vous cette simplification :  vous êtes assurés pour tout sauf les risques de guerre.

Pour compléter le panorama, certaines exceptions n'osent pas se nommer et se cachent dans des grilles où la valeur qui est en fait concernée est positionnée à zéro. 
 
Entre la règle et ses exceptions s'instaure un ballet élastique qui remonte vers la morale. Tout citoyen paie l'impôt sauf si ... n'a pas une valeur identique à celle d'annoncer que le montant de l'impôt n'est dû qu'à partir d'un seuil.  
 
 
La complication naît de la quantité ou de la valeur. Pour simplifier, on éliminera les exceptions désuètes et celles dont l'impact renverse l'objectif affiché de la règle.
La gestion des exceptions consiste d'abord à leur reconnaître un caractère universel, donc à prévoir leur apparition, à les accepter souvent. Les exceptions que l'on a ainsi acceptées doivent être alors traitées par des personnes de qualité puisque ces personnes, juge ou dirigeant, iront rechercher des principes supérieurs. Une incertitude du résultat demeure  si les valeurs supérieures ne sont pas partagées par tous les acteurs. On retrouve bien là que la règle est une forme d'industrialisation, de répétition et que l'exception recourt à l'humain.
 
En bonne gestion, il convient de limiter l'expansion des exceptions non seulement en expression mais en impact. Quand l'exceptionnel titille le respect de la règle, l'alerte est donnée. 
 
Faudra-t-il alors évacuer des exceptions ou réformer la règle ? Se pose alors la question du temps. Car toute règle se modifie avec le temps et la révision ne serait qu'un processus régulier, tout comme la vérification d'une  date de péremption d'un aliment. Il faut que la révision temporelle ou les conditions de son examen soient contenus dans la règle. Plus subtile est l'extinction de l'exception faute de bénéficiaires (les bouilleurs de cru, les anciens combattants)

1 commentaire

#1  - armand a dit :

La gestion des exceptions me semble être une des plus belles choses que l’homme civilisé ait inventée. En effet, on ne peut pas vivre sans lois et sans règles, mais aucune règle ne peut prétendre couvrir la totalité des cas d’application qui sont supposés être de son domaine.Des exceptions se présentent forcément, soit pour des raisons techniques, soit pour des raisons humaines.

La société doit donc être présente sur les deux plans suivants :
Etablir des règles sans céder aux oppositions inévitables, le plus souvent populistes et non motivées sur le fond.
Prévoir une marge d’initiative à laisser à ceux qui ont en charge l’application de ces règles.

Les exemples abondent de règles appliquées bêtement, mais heureusement nous pouvons citer des exemples contraires : des individus qui, dans le cadre de leurs fonctions, ont su « déroger » sans remettre en cause le principe général.Bien entendu la gestion des exceptions demande de la réflexion et du temps. En conséquence, quand les exceptions deviennent trop nombreuses, il faut se demander si la règle générale ne doit pas être modifiée afin de « prévoir les exceptions »… et dans ce cas elle cessent d’être des exceptions.Les exceptions, si elles sont nombreuses ou non contrôlées par une autorité compétente, ouvrent une brèche dans laquelle les personnes peu sensibles à l’éthique peuvent s’engouffrer. C’est le cas des faveurs ou dérogations non justifiées que certains détenteurs du pouvoir réglementaire seraient tentés d’accorder à des membres de leur famille, des amis ou pire que ça, à des tiers contre rétribution. On arrive donc à la corruption, état endémique de nombreux pays.

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